10 Blockbusters réalisés avec l’aide de Linux
Weta est un studio de post-production basé à Wellington en Nouvelle-Zélande. Sa division Digital s’occupe de la conception des effets visuels créés par ordinateur.
Elle a notamment contribué aux films District9, Le Jour où la Terre s’arrêta, Jumper, King Kong, Le Seigneur des anneaux, Les Quatre Fantastiques, Eragon, X-Men, i-Robot… et plus récemment Avatar de James Cameron.
Interrogé sur le rendu 3D d’Avatar, Paul Gunn (Systems Manager chez Weta Digital) confiait lors de la Linux.conf.au 2010 que Linux était au coeur d’une architecture regroupant 4 000 serveurs HP Blades de 35 000 coeurs, 104TB de RAM, une baie de disques de 2 Petabyte et un réseau de 10 Gbps. La salle serveur mesure un peu plus de 3000m², contient 34 racks refroidis par water-cooling et affiche une température de 25°.

La distribution GNU/Linux Ubuntu est au coeur de cette ferme de serveurs et de 90% des ordinateurs du studio Weta Digital.
Malgré cette puissance, le rendu de certaines séquences vidéos prend plus de 48h ! Normal, chaque minute d’Avatar représente tout de même 17.28GB de données.
source : Dustin Kirkland
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Tags avatar, datacenter, Planet-Libre, studio, ubuntu + Dans la catégorie Actu libre
Ca me rappelle cet article du framablog : http://www.framablog.org/index.php/post/2008/05/28/linux-et-le-cinema , dont la lecture viendra compléter celle de celui-ci.
Tout simplement impressionnant…
En même temps tout les super calculateurs tournent sous nux
Rien de surprenant donc …
la contribution s’arrête a l’OS de la ferme de calcul. les applications qui font le rendu sont toute propriétaire.
il y a bien des studios qui essayent de l’utiliser pour la conception du film, mais malheureusement le besoin de faire fonctionner des applications très hétérogènes et propriétaires font que le système devient instable, et souvent sous une interface utilisateur rudimentaire. Ce qui fait que les animateurs râlent, et sont obligé bien souvent de ramener leur portable sous windows pour travailler dans les délais..
Une chose a savoir, et qui permet de relativiser, c’est qu’il ne faut pas forcement se fier aux logiciels « officiellement » utilisé pour créer ou modéliser. La conversion de format de fichier de scène est courant. vu que les studios sont sponsorisé par ces logiciels, ils ne vont pas dire qu’ils n’ont pas utilisé le logiciel sur lequel est « officiellement » calculé le film.
GNU/Linux est effectivement à la base des plus gros supercalculateurs dont les chiffres sont toujours aussi impressionnants.
Par ailleurs, internet retranscris régulièrement des exemples d’utilisation de logiciels libres dans le domaine cinématographique. Quant-à savoir s’il s’agit d’initiatives libres « mineures » ou « majoritaires »… (cf le lien de genma).
@NaSH : D’où tiens-tu ces informations ? Car pour ce qui est de Weta Digital, je n’ai pas pu en savoir d’avantage sur les logiciels utilisés…
@Sidney_v
j’ai un ami qui justement, a travaillé sur les derniers blockbusters.
il n’a pas bossé a Weta, mais il a déjà bossé avec eux. Je ne parlais pas des machines a Weta.
je ne suis pas capable de préciser pour tel ou tel film (en même temps, je pense pas qu’il ai envie de que je dévoile précisément les choses), mais dernièrement le poste sous linux revenait en force.. sous fédora, mais avec une interface… a la Irix (pour une compatibilité avec les softs propriétaires sous linux). A chaque ouverture de fenêtre, il fallait dire « ou allait la fenêtre ». Avec photoshop CS2 sous wine, c’était l’enfer. Du coup, le pc portable était a coté, avec une CS4.
Je sais aussi que dans certaines production il est impossible de travailler avec le logiciel en contrat avec le film. du coup, ils calculaient tout avec le soft du concurrent.. mais aux conférences de presse, il fallait annoncer que c’était fait avec celui sous contrat ! Les scripts de conversion de scènes, qui étaient a la base utilisé pour permettre d’utiliser le meilleur de 2 logiciels pour ensuite compositer les images (les mélanger), étaient finalement détourné pour l’utilisation de l’autre, a la convenance de l’infographiste.
il faut savoir que ca ne se voit pas forcement a l’écran. les logiciels de modélisation et de calculs de rendu sont 2 choses différentes. Les 2 sont souvent inclus, mais le rendu peux être déplacé sur un autre logiciel (d’ailleurs c’est comme ça qu’on peux le confier aux fermes de calcul). Il ne faut pas prendre pour parole d’évangile ce qu’on lit dans la presse spécialisée, ni même dans les bonus DVD.. (dans une production difficile les mecs parfois interviewé sont en fait ceux qui sont arrivé 2 mois avant la fin du film pour le finir)
Pour en revenir au logiciel libre, une chose qui fait plaisir c’est que le python y est très utilisé dans tout un tas de domaines.
Enfin, une information qui pourrait être utile « techniquement », et pour donner la mesure de ce qui est demandé a la farm de Weta. Les films sont calculé en 2K (soit, un peu plus que le FULL HD) sauf pour les films en IMAX qui sont en 4K (avatar est en 2x2K). sans compter qu’ensuite, comme ca se fait habituellement, il doit y avoir une vérification des images en poussant les gammas. Ce qui oblige a les recalculer si une intégration se voit. (ou si la scène, ou un élément ne plait pas au réal). Donc, la farm n’est pas utilisé qu’une seule fois pour le rendu, mais tout au long de la production du film. Une chose que je sais par contre concernant Weta, c’est que sur certains plans d’avatar, il était nécessaire de faire du compositing de 700 images pour en une produire une seule… donc pour une image en stéréo : 1400 ! Ce qui donne la mesure du nombre « moyen » d’image a compositer après rendu, et donc de la puissance de calcul nécessaire, même après le rendu.
@NaSH : merci pour toutes ces informations qui enrichissent vraiment le débat !
C’est très intéressant de découvrir la « face cachée » des réalisations cinématographiques…